Smell the roses

Smell the roses
J'ai pleuré. Ca faisait longtemps, j'en avais oublié l'effet.
Ses mots, leurs mots me sont insupportables.
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# Posté le mardi 05 août 2008 07:29

Too long

On était là, tous les deux, Manu et moi assis sur un banc au parc bordé d'arbres qui entoure le château de Brest. Il était environ minuit je crois bien et il pleuvotait un peu, mais juste un peu. Brest 2008 était finie pour la journée et tout le monde s'en allait, sur un air de cornemuse lointain.

On a passé la matinée et le début d'après-midi tous les deux en déambulant dans le port. On parlait et plus je lui parlais, plus j'avais envie de le prendre dans mes bras. Mais la foule et la gêne m'ont retenue. Alors c'est juste assis l'un à côté de l'autre sans se toucher que l'on a assisté au concert des Goristes, et ça, ça c'est brestois. On a rejoint deux de ses amis et plus le temps avançait, plus j'étais euphorique. Notre mission pack de bière est tombée à l'eau car on avait oublié que c'était férié. Le temps avance, on se marre, on se bidonne devant des chants de marin pathétiques. Un pour tous, tous marins , trait-d'union entre la terre et la mer. Ca avance, et le bagad se met enfin en scène. On hurle car on l'aime notre musique bretonne. Je ne vois plus droit, je titube, et je rigole pour un rien. Je parle et je débite des conneries. Manu parle et débite des conneries, totalement ivre. Un rien nous semble léger, même les galettes saucisses que Manu affectionne tellement. Et puis l'euphorie d'un concert, les groove boys, une sorte de marcel et son orchestre brestois. Tout le monde bouge, se prend dans les bras et on danse la tecktonik et on chante papillon de lumière pour se marrer. Puis bam, le feu commence. Je cours sur l'herbe et Manu me suit, on court, on crie, on se marre, on rejoint Fuentes. Et j'ai encore plus envie de prendre Manu dans mes bras.

On s'est posé lui et moi près de l'eau pour regarder le feu d'artifice en sautant par-dessus les barrières. C'était beau. On a arrêté de parler et on a contemplé le spectacle. Mais plus que tout à ce moment-là, j'avais envie de l'embrasser. Mais Fuentes était derrière alors je n'ai pas réussi. Manu me regarde et me demande ' tu as passé une bonne journée ?' 'oui, très bien...Et toi ?' 'cette journée était excellente'. J'aurais pu le serrer dans mes bras à ce moment même, mais je n'ai encore une fois pas osé.

Et puis, on s'est posé au parc du château. Je tortillais mes mains, j'étais gênée, je ne savais pas que faire. Alors j'ai sorti 'j'ai envie de te dire un truc, mais j'ose pas, j'ose vraiment pas.' 'nan, mais tu peux me le dire'. J'ai hésité quelques secondes, je l'ai regardé et je le lui ai dit ' bah voilà, j'ai envie de t'embrasser'. Je m'attendais à me prendre un râteau énorme, mais il m'a regardé avec des yeux lumineux et m'a dit 'c'est...vrai ?' 'oui'. Il pose sa main sur ma taille et je frémis, et puis on s'embrasse. On a parlé après sur cette situation. Il m'a dit que dès qu'il m'avait vu jeudi au concert, je lui avais plu, qu'il avait craqué sur mes fossettes et mes tâches de rousseur. Il m'a dit qu'il avait la même intention que moi ce soir-là, mais qu'il n'avait pas osé. Il voulait m'embrasser durant le feu d'artifice, Fuentes lui envoyant même un message pour lui dire que le moment était propice. Je lui ai dit qu'il me faisais trop d'effet et que je me sentais bien avec lui. On ne voulait pas partir. On s'est encore embrassé, sur les lèvres, dans le cou, et des petites caresses sur la jambe, les hanches, le dos, 'tu as un beau dos, il est tout doux'. On est parti bras dessus bras dessous.

Hier soir, on s'est revu. Premier rendez-vous officiel. Je n'étais pas stressée, mais impatiente. J'avais juste envie de l'embrasser et de le serrer dans mes bras. Une heure et demie qui est passée bien trop vite. Enfin, plutôt une heure quarante. On ne voulait pas se quitter. On est passé par le cour dajot. On s'est installé sur un banc, je me suis allongée sur ses jambes. On a parlé, on a rit. Il m'a confié ses doutes ' je pensais que j'avais que 5 pour-cent de chance de sortir avec toi. Je me suis fait tous les films possibles, sauf le j'ai envie de t'embrasser...'. ' hey, fais attention aux dragueurs du bout du monde, et même ceux du pas bout du monde, et y'a aussi beaucoup de dragueurs en fac hein.' Son sourire, son rire. Je suis bien. ' et toi, te laisse pas charmer par une tahitienne hein, huhu'.

Lui et moi, on arrive pas à réaliser. Je n'arrive pas à réaliser que je suis avec lui. Il me plait, m'attire tellement, avec toute cette joie de vivre émanant de lui, saoul ou non, toujours ce sourire, cette envie de rire, de faire le con et de ne pas se prendre au sérieux. Et sa bouille à la Colin Farrel.

J'ai dis que j'allais fondre face à ses yeux chocolats et sa peau caramel. J'ai fondu.

Bye bye célibat.

( il part jeudi un mois à Tahiti. Il va trop me manquer.)

Et il y a de ces chansons qui vous filent des frissons.

Et je retire ce que j'ai dit. La fête de la musique n'a pas été la meilleure journée et soirée de ma vie.
# Posté le mercredi 16 juillet 2008 11:21

Je t'avais croisé sur les pavés, baisers salés.

Je t'avais croisé sur les pavés, baisers salés.
En fait, je n'arrive pas à me rendre compte. Je ne sais pas si ce que je viens de vivre, cette soirée, plutôt cette journée, était réelle ou bien n'était-ce qu'un rêve.

Fête de la musique 2008 à Brest. Sans doute la plus belle journée de ma vie.

Elle a commencé par des concerts timides et puis Leslie et moi on a décidé avec Solenne, Mawenn and co d'aller à Kennedy. Des gens partout, posés dans l'herbe ou bien à crier n'importe comment. Des gens partout, des cracheurs de feu, des jongleurs, des 'bollassistes', des gens bourrés comatant complètement morts archi morts à vomir sur la terre et les petits cailloux...

On a croisé et recroisé les personnes que l'on connaissait, on a parlé et reparlé avec les personnes que l'on connaissait, sur un capot de voiture ou pas. Et le son. Accompagnée de Leslie, près des baffles, la musique techno répétitive à fond. Les gens et nous deux qui dansons, nous défoulons, exhibant des gestes de bras et de pieds que l'on ne pense pas faire dans la réalité. Oublier le stress et les soucis dans la danse, se mettre un peu en transe par le simple biais de la musique, envoûtante, enivrante, hypnotique. Entrer dans un autre monde. Défoule, défoule, défoule.

Les gens vont et reviennent, et des nouveaux arrivent. Dont lui, avec son borsalino, sa veste en cuir, ses cheveux blonds vénitiens bouclés , son bouc. De fil en aiguille, on s'est embrassé, d'abord debout, puis assis, puis enfin allongés dans l'herbe parmi la foule, mais c'est comme si nous n'étions que deux. ' Tu veux aller faire un tour ?'. On est partis tous les deux, main dans la main, ou bien bras dessus bras dessous en déambulant dans une Brest ivre morte, mais pas nous. Je me suis tout de suite sentie bien, à l'aise. Je ne me suis pas mise le masque de la timidité qui me bloque à chaque fois que quelqu'un me plaît. J'étais naturelle. On a bien parlé, j'ai découvert un jeune homme intéressant, marginal, se démarquant des autres.

Il devait être dans les deux heures du matin, ou quelque chose comme ça. 'Tu veux aller où ?' 'Je ne sais pas, et toi ? On continue à marcher ?'. Quelques pas et il s'assoit au distributeur du crédit agricole. Il me tend sa main, je la prends et je me serre contre lui. Je ne sais pas combien de temps on est resté là, à s'embrasser, à se serrer dans nos bras très fort. Les gens passaient, et disaient 'oh les amoureux, comme c'est mignooon !'. Et nous, ça nous faisait rire. Il m'a chatouillé les côtes, et ça m'a fait rire. 'Ma chérie, je te lâche plus maintenant'. Mon vibreur. Mawenn. On la rejoint avec Solenne énervée, et qu'est-ce que je peux la comprendre...Alice arrive, elles rentrent toutes. Lui me demande 'Tu rentres quand et comment ?' 'Je sais pas, je n'ai pas réellement d'heures pour rentrer, mais par contre je ne sais pas comment'. Il s'arrête et me prend une nouvelle fois dans ses bras. 'T'inquiète, je te raccompagnerais en voiture'.

On a descendu la rue de Siam, et des kékés ont eu le temps de nous apostropher. 'Putain, les amoureux quoi ! hey mec, elle est trop charmante ta copine, trop belle quoi !', 'Hey, mais foutez-nous la paix !'. Une fois partis, il m'a dit 'Mais je suis d'accord avec lui'. Ses lèvres sur les miennes. On arrive à Recouvrance dans sa voiture avec du hard rock à fond comme bande-son. Je lui ai dit que je ne voulais pas rentrer tout de suite, qu'il était trop tôt. On est allé dans un endroit plus tranquille, au port de commerce. Et nous nous sommes mis sur la banquette arrière. Il m'a allongée et m'a embrassée et caressée. Son souffle était tiède et rauque. Je l'ai serré de plus belle dans mes bras. J'avais l'impression d'être ailleurs, hors du temps, je ne saurais comment expliquer. Il a été tellement plein de petites attentions, ni trop sauvage, ni trop doux. Le juste milieu. Il m'a dit 'Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi bien...'
Et il m'a serré à m'en étouffer dans ses bras. 'J'ai envie de toi'. 'Dommage que j'habite loin, je t'aurais montré où j'habite, près de la mer, c'est magnifique'.

On s'est réveillé et le ciel levé était gris. Joue contre joue, main dans la main. Je me suis levée et il s'est blotti dans mes bras. J'avais l'impression de veiller sur un adorable petit garçon de 22 ans. Il pleuvait et je m'amusais à enrouler ses boucles de cheveux. Et puis il a fallu rentrer. Il m'a raccompagnée jusqu'à chez moi. Je n'avais pas envie de partir. Je voulais rester là, près de lui. On s'est embrassé une dernière fois et je suis partie, avec ses coordonnées qu'il insistait à me donner. Je suis rentrée chez moi souriante et le c½ur battant la chamade.

Ma mère en me souriant : Lucile, l'amour te rend encore plus resplendissante.

Je t'avais croisé sur les pavés, baisers salés.
# Posté le dimanche 22 juin 2008 04:34

Même les Inuits nous entendent

Même les Inuits nous entendent
L'heure est grave, le monde ne tourne plus rond.

Les sujets de philo ne tournent pas rond, mais je ne peux pas éduquer ma perception pour savoir si j'ai perçu quelque chose comme quoi j'aurais réussi ce gloubiboulga de sept pages, les démocraties populaires sont mes amies mais pas les boxeuses allemandes, par contre je crois discerner que Perrault est mon allié ainsi qu' Edward Hopper, il fait anormalement beau sur Brest depuis pfiuuu...je sais pas combien de temps, ma mère se comporte comme une adolescente, Solenne m'appelle pendant que je suis sur le trône en train de faire ce que je dois faire, les oiseaux n'ont plus peur de moi, nous sommes des gamins qui révisons dans des tonneaux, Anne, Anne-Lise, Kappu et moi-même avons découvert comment être bourré sans boire tout ça à cause d'un tourniquet, j'ai rêvé que j'avais de la barbe que j'épilais à la cire, Priki est Amy Winehouse et même moi je n'en reviens pas, mes bonhommes rouges ont du retard, et I'm good.

Et puis dans quasiment une semaine, Paris, Noémie, le furia, AaRON (encore!), le peuple de l'herbe (encore encore une fois !), les cowboys fringuants, kaolin, cali, the john butler trio, les wriggles and co.

Et puis voilààà.

( le bac n'est pas bon pour la santé, il rend fou, c'est véridique. Si, si. )
# Posté le mercredi 18 juin 2008 12:31

Bye bye

Bye bye
Bah voilà, c'est fini. Le lycée. Une page se tourne lentement, mais peut-être trop vite d'un côté aussi. Fini la routine du lève-tôt l'matin, les veuchs' en vrac, la tête ailleurs et toujours le même chemin de bus à prendre, fini les heures-de-colle-pas-données-car-le-cpe-a-oublié, fini les billets de retards, fini la sonnerie stridente, fini les cours qu'on n'aime pas, fini les zivoupléééé-voilààà-donc-euhhh-non mais c'est important ce que j'ai à vous dire là, fini les zatzit-typicallyazouèl-absolutitru, fini Perranator (pire que Terminator ! ), fini de voir les gens qu'on n'aime pas tous les jours.

Mais bon , j'me sens un peu triste quand même. Et je suis sûre que je ne suis pas la seule. Le dernier jour, on a tout donné, on a fait un condensé de tout ce qu'on a pu faire durant l'année. Le soleil était au rendez-vous, malgré du vent qui nous empêchait d'allumer nos clopes. Tout le monde était presque déguisé. Il y avait de tout, des cowboys, des pirates, des shériffs, des baba-cools, tortue géniale de dragon ball (ou Kant si vous préferez ), des punks, des gothiques, des rocks stars, des indiens, des tennismans, des indiennes, des touristes, des farfadets et autres sorcières, des poupées, des putes du futur, des danseuses étoiles, Abi Sciutto, des travestis, des grooves, des chinoises...

On était motivé au début. Course contre le cpe pour pas se faire choper. Et oui, ça plaît pas qu'on aille dans les classes pour faire la java et crier ' si t'es fier d'être littéraire tapes dans tes mains !' . Y'en a qui on fait une balle au prisonnier pour marquer l'coup et retomber un peu en enfance, d'autres des courses de brouettes. L'herbe un peu humide accueille nos corps méconnaissables. L'excitation du matin est retombée après le cours d'arts plastiques. Quand on a donné la carte géante de remerciement à M 'Soumiiise...Moi dans vous...euh je veux dire vous dans moi !', on a craqué et on a peu près tous pleuré. Juste du refoulement, ou le gros sanglot. On s'est tous serré dans nos bras. Y a pas à dire, cette classe va m'manquer ouais. J'y ai rencontré des gens géniaux que je crois, je n'oublierais pas. Oh et puis merde, me voilà en train d'faire du sentimentalisme !

J'me suis embrouillée, j'ai sans doute oublié la moitié des choses mais bon. J'ai juste envie de crier 'rititiiiii les maracaaaasss' , ou bien dire 'la colline avec le truc dessus'.

Voilà. Au revoir terminale 3 L .

( Oh tiens, j'ai une tête de flan sur les photos :'D )
# Posté le samedi 07 juin 2008 12:51